Le top 10 des rues insolites et incontournables de Paris

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La capitale regorge d’endroits secrets et insolites qui séduisent les objectifs des photographes amateurs et confirmés. Focus sur ces 10 rues à couper le souffle qui viendront embellir votre feed Instagram ! A vos appareils photos !

 Pour le côté coloré : la rue Crémieux

rue cremieux

La rue Crémieux, pittoresque rue piétonne aux façades chamarrées, paradis des chats et des blogueurs, se situe dans le quartier des Quinze-Vingts du nom de l’hôpital situé rue de Charenton. Elle relie la rue de Bercy à la rue de Lyon dans le XIIème arrondissement. Son charme bucolique doit beaucoup à l’initiative de ses heureux habitants qui ont repeints les coquettes bicoques de couleurs acidulées et tendres qui ne sont pas sans rappeler Portobello à Londres, l’île de Burano à Venise ou encore Valparaiso au Chili. Jardinières savamment entretenues et arbustes verdoyants, rosiers et hortensias prospèrent pour le plus grand bonheur des promeneurs, halte champêtre en plein cœur de l’émoi urbain.

Pour le côté urbain : la rue Dénoyez

rue denoyez

Les amateurs de street-art seront séduits par cette rue qui a longtemps abrité de nombreux ateliers d’artistes et de graffeurs. Cette ruelle pavée qui relie la Belleville chinoise à la Belleville juive attire la jeunesse branchée venue de tous les pays et est en perpétuel mouvement.

Pour le côté anglais : la villa Léandre

villa

La villa Léandre est une impasse située en plein Montmartre et a un faux-air de rue londonienne. Au numéro 10, une petite inscription fait même un clin d’oeil à l’adresse la plus connue de Londres : le 10 Downing Street, résidence du Premier ministre britannique..  Ici, les tarifs au mètre carré rivalisent avec ceux des rues les plus chères de la capitale.

Pour le côté exigu : la rue du chat qui pêche

rue étroite

Les plus claustrophobes seront découragés s’ils doivent emprunter la rue la plus étroite de Paris. Mais la rue du Chat qui pêche reste énigmatique car son nom serait tiré d’une une légende urbaine : un chanoine nommé Dom Perlet se livrait ici à l’alchimie en compagnie de son chat noir, réputé pour son adresse.

Pour le côté historique : la rue du Chevalier de la Barre

rue du chevalier de la barre

La rue du Chevalier de la Barre, ainsi dénommée en 1907 est une curieuse artère. Elle débute au 9 de la rue Ramey par quelques marches, puis se poursuit en pente douce – piétonne – jusqu’au carrefour avec la rue Paul Albert. Elle tient son nom d’un jeune homme condamné à mort et décapité en 1766 pour ne pas avoir retiré son chapeau au passage d’un cortège religieux. De nombreux artistes y habitèrent, comme le peintre catalan Pierre Créixams et l’écrivain Georges Courteline.

Pour le côté ludique : la rue des Vignoles

rue des vignoles

La rue des Vignoles, établie sur les traces d’un vieux sentier rural de l’ancienne commune de Charonne, a conservé un certain charme villageois malgré de nombreuses réhabilitations. En façade sur rue, l’architecture simple des anciens faubourgs se mêle avec bonne intelligence aux nouvelles maisons d’architecte. Mais ce qui fait sa particularité, ce sont les nombreux passages et impasses, une quinzaine au total, disposés perpendiculairement à la voie. Ce tissu urbain original hérité d’une tradition ouvrière et artisanale du XIXème siècle doit la singularité de son parcellaire à l’histoire du quartier qui est intimement liée à la vigne.

Pour le côté dépaysant : la rue des Thermopyles

rue des thermopyles

Méconnus des promeneurs et flâneurs parisiens, les quartiers du Petit-Montrouge, de Pernety et de Plaisance, dans le 14e arrondissement, offrent de belles balades à ceux qui osent « s’aventurer » dans le sud de Paris. Ce petit coin de la rive gauche possède d’ailleurs la seule ruelle pour laquelle on serait prêt à traverser tout Paris !

La rue des Thermopyles… Il faut dire que ce lacet de verdure, qui serpente entre d’anciennes maisons ouvrières, vaut clairement le détour. Les glycines et les lierres ont envahi les façades, les bicyclettes dictent leur loi et les pavés irréguliers nous font sautiller à chaque pas. Au bout de la rue on s’offre une halte Perrier-citron sur la place Flora Tristan, une tranquille placette ombragée qui nous rappelle la Provence ou l’Italie.

Pour la petite histoire, cette rue tient son nom d’un étroit passage et point stratégique dans la Grèce antique nommé Thermopyles, littéralement « les portes chaudes », et qui fut le théâtre de nombreuses batailles, dont la première, en 480 avant J.C., opposa les Grecs et les Perses.

Pour le côté littéraire : la rue Férou

rue férou

Aux détours de la rue Férou, dans le 9ème arrondissement, les amateurs de poésie et plus particulièrement d’Arthur Rimbaud pourront lire les vers de son célèbre Bateau Ivre, poème qui trône fièrement sur la façade du Centre des Finances Publiques.

Pour le côté artistique : la Cité Fleurie

cité fleurie

La Cité Fleurie a abrité de nombreux peintres : Paul Gauguin, Amedeo Modigliani, César Domela, Henri Laurens. Cet endroit,  situé en plein cœur de Paris dans le 13e arrondissement sur le boulevard Arago ressemble désormais à un véritable havre de paix.

Pour le côté secret : la rue Mouzaia

rue Mouzaia

La rue Mouzaia dans le 19ème arrondissement est aujourd’hui un village de quelques rues méconnues du grand public, et même des parisiens eux-mêmes ! C’est un petit bout de campagne à Paris, un quartier insolite et fleuri qui vous offrira une balade originale à travers les villas parisiennes, ces allées piétonnes et pavées longées par de jolies maisons individuelles habitées à la fin du 19ème siècle par la population ouvrière.